Apprendre à ne rien faire de ses mains
Nous avons désappris l'inaction. Non pas le repos, qui se planifie, mais ce temps sans emploi où la main reste ouverte et où rien n'attend d'être produit.
Revue indépendante · nouvelle livraison
Essais, entretiens et documentations. Sans publicité, sans fil d’actualité — portée par ses lecteurs.
Nous avons désappris l'inaction. Non pas le repos, qui se planifie, mais ce temps sans emploi où la main reste ouverte et où rien n'attend d'être produit.
Le silence n'est pas l'absence de bruit. C'est un milieu, avec sa densité, ses courants, et ce qu'il dépose lentement au fond de nous.
Trois ans de conversations avec une géographe qui relit les chemins creux comme d'autres relisent des manuscrits.
Quatre cents mots sur ce que change une surface sous le pied.
Sortir les enfants, oui. Mais pour y faire quoi, et sous quel regard ?
Un glissement de vocabulaire, et une forêt cesse d'être une forêt.
Il existe un moment, très court, où les oiseaux se taisent tous ensemble.
Un inventaire raisonné de registres délaissés, et pourquoi ils racontent mieux que les journaux ce qui s'est joué dans les campagnes.
Ce que ce mot dit de la place laissée aux œuvres.
La formule est devenue un slogan. En la répétant, on a perdu ce qu'elle avait de précis — et de gênant.
Conversation avec un facteur d'orgues sur le temps long, la matière qui bouge, et l'humilité des métiers qui ne finissent jamais.
Trente ans derrière le même bureau, dans une commune de mille habitants. Ce qu'elle a vu passer.
La lettre
Pas de fil d’actualité, pas de relance. Une seule lettre, le dimanche matin.